Réflexion sur l’erreur et l’évaluation

jeudi 6 décembre 2012
par  Alexandre BOTHUA
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ERREURS ET ÉVALUATIONS

1) Positiver l’erreur.

« Se tromper est nécessaire pour réussir […] » G. Bachelard
« Une des plus grandes conquêtes de la liberté psychique est de se rendre compte que nous pouvons commettre une erreur et que nous pouvons reconnaître et contrôler l’erreur sans aide. » M. Montessori

A. L’erreur n’est pas une faute.

Il ne faut pas assimiler l’erreur à la bêtise ou à la faute. Ce dernier mot à une connotation morale. Il faut être vigilant aux appréciations laissées sur les cahiers qui peuvent traduire la même chose (« idiot », « minable », « quelle horreur »…).

B. L’erreur est un indicateur.

L’erreur est utile pour l’enseignant car :
- elle donne des indices sur les connaissances des élèves ;
- elle permet d’avoir un retour critique sur son propre enseignement.

C. L’erreur provient souvent du professeur.

L’enseignant se doit de parfaitement formuler ses consignes et il doit être exigeant à ce qu’il dit. L’implicite et les abus de langage d’un enseignant peuvent être la cause des erreurs commises par les élèves.

D. Analyser l’erreur.

L’erreur doit être analysée par l’élève avec l’aide de l’enseignant et de la classe. Cette analyse va permettre à l’élève de comprendre l’origine de son erreur et probablement d’y remédier.
Lors des corrections collectives, il est possible d’envisager de faire réfléchir les élèves sur des productions d’élèves anonymes afin qu’ils rectifient seuls leurs erreurs et les comprennent.

2) Évaluer sur un contrat clair pour l’élève.

A. Quand évaluer ?

- En début d’année : l’évaluation diagnostique est très utile pour connaître les acquis des élèves. L’enseignant peut alors élaborer sa progression en fonction de son profil de classe.
- À la fin d’une séquence : l’évaluation de fin de séquence doit être mise en place lorsque de nombreux exercices d’entraînement ont été proposés aux élèves. Cette évaluation permet de faire le point sur les acquis des élèves concernant la notion étudiée et de mettre en place des remédiations adaptées aux difficultés spécifiques des élèves.
- À la fin d’une période : les évaluations de fin de période permettent à l’enseignant de savoir ce qui reste vraiment des notions étudiées après un certain nombre de semaines.
- À la fin de l’année : ces évaluations permettent de situer les acquis des élèves par rapport aux objectifs définis dans les programmes.

B. Pour qui évaluer ?

Les évaluations sont à destination de plusieurs acteurs :
- l’enseignant ;
- l’élève qui doit connaître ses points forts et ses manques ;
- les parents qui ont besoin de savoir ce que maîtrise leur enfant ou pas ;
- l’institution qui a besoin de savoir quels sont les acquis des élèves d’un niveau donné.

C. Quelques conseils avant de préparer une évaluation.

- Être sûr de ce que l’on évalue avec l’exercice proposé.
- Concevoir des consignes claires.
- Éviter tous les parasites.
- Définir clairement le contrat didactique entre l’enseignant et l’élève.

D. Est-ce que l’exercice sera noté ?

- Si oui, qu’est-ce qui sera noté ? Le fond (exemple : le raisonnement mathématique) ou la forme (exemple : la présentation) ? Il est essentiel de clarifier auprès des élèves ce qui sera évalué.
- Si non, expliquer aux élèves la valeur que l’on attribue au travail effectué. Il est bon d’habituer les élèves à ne pas travailler uniquement pour une note.


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