Ma grande soeur m’a dit ...

Quelques pistes possibles évoquées à la matinée partenariale ...
lundi 15 septembre 2008
par  Isabelle Montes
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Quelques pistes possibles …

Bien entendu, il ne s’agit pas là d’une liste exhaustive mais de quelques idées à partager.

Mes propositions s’axent autour de 2 pôles :
L’un, classiquement autour de l’album, son texte et ses illustrations ;
L’autre, l’album sonore, novateur pour la ville et conséquemment pour les élèves qui n’ont pour ouvrages à la maison que les seuls albums offerts en fin d’année.

Je me suis attachée à rester fidèle au document qui vous a été remis l’an passé en complément de la brochure « médiathèque »

Certaines de ces exploitations pédagogiques vont vous paraître très « classiques » / « bateau » mais restent d’actualité pour les jeunes enfants. En effet, l’album est la situation par excellence qui lui permet d’exercer une langue orale, la plus proche possible de la langue écrite (le maître de classe étant énonciateur / bien entendu c’est au cycle 2 que l’enfant est amené à le produire et c’est au cycle 3 qu’il le transcrira).
Même si « Ma grande sœur m’a dit » n’est ni un conte, ni un récit traditionnel, son niveau de langue tant syntaxique que lexical est très élaboré.
A propos, je profite de l’occasion pour dire que, de mon point de vue, cet ouvrage permet de travailler sur les qualités et spécificités saisonnières mais que la chronologie des saisons n’est pas une compétence du cycle 1 (chrono)
La notion de périodicité est abordable cependant c’est l’accès le plus « naturel » vers la chronologie (par exemple en GS tous les ans après les grandes vacances, je change de mdc, à chaque fois que c’est mon anniv , il fait froid, il fait nuit tôt quand on va au ski …) Les PS en sont à la demie journée pour atteindre la semaine en MS (on va au gymnase le jeudi, il n’y a pas d’école le mercredi , le samedi , le dimanche …)
Une autre des spécificités de l’album est l’alternance d’une page d’album / une page doc (inhabituel : on trouve des pages doc en fin d’album / je pense que cette mise en page est rendue possible par le texte « non-récit »
Chaque double page est en effet une « scène » indépendante des autres si ce n’est la récurrence des deux enfants qui sont « fil rouge » (on peut aussi exploiter le grand imaginaire de la grande sœur...) et prétexte au « écoute petit frère » du CD

Le lexique
Riche et varié
En invitant les élèves à explorer chaque double page (saison) ils listeront dans un premier temps sans doute les animaux qui foisonnent alors que les « héros » ne sont « émergeants »
Ces listes, mini catalogues, imagiers ... sont des mines qui permettent d’utiliser les 3 niveaux d’apprentissage de la langue : la désignation (avec marottes, d’animaux à manipuler, images scientifiques reprises dans le livre, la dénomination, l’évocation (qui s’approche de la conceptualisation)

Devant la richesse et la diversité de chaque tableau proposé, une différenciation s’imposera d’elle-même, répondant ainsi aux besoins des élèves de niveau très hétérogène ou à la spécificité de chaque niveau de classe
Je ne suis pas sûre que cette différenciation ne permettent pas aux adultes d’étendre leurs propres compétences Pour ma part, la mésange zinzinule, et le harfang m’ont demandé un petit effort …

 Augmenter le capital-mots de chacun de deux à trois animaux par saison, incluant le champ correspondant ; je m’explique / page de l’automne :

 hérisson, escargot, écureuil sont connus, on ajoute taupe, hirondelle, moucheron
Quelques questions qui permettent de faire des appariements, de lister des actions, des scènes, mais aussi des plats (flan, clafoutis, ragout...)

 Qui apporte quoi ?
 Qui mange quoi ?
 Qui fait quoi ?

Petit aparté un exemple possible de lien : Docteur loup -Olga Lecaye -école des loisirs

Ce vocabulaire une fois installé, est disponible pour ceux qui souhaitent le décliner (ou l’entraîner) en loto, Memory (utiliser le dessin /document/voire même œuvre d’art...)
Il peut aussi faire l’objet de jeux numériques (dénombrer, prélever, inclusion, manquant …)
Je vous fais grâce de toutes les pistes plastiques … et motrices

La syntaxe

Comme le lexique …élaboré
Deux formes distinctes : le dialogue entre les enfants qui introduit la saison et l’illustration (texte du livre)
Puis le descriptif sur CD : phrases longues, nombreux adjectifs, compléments de nom, relatives, COS, verbes pronominaux, voie passive, je pense même avoir décelé subjonctif et conditionnel …
C’est un aspect de la langue à explorer par l’écoute, en atelier…

L’album sonore

Outre le plaisir de ré écouter un album … il faut que l’enfant se soit approprié cet album pour qu’il en ait l’envie, le désir

J’ai déjà évoqué la difficulté du voc
On peut partir sur la même base de différenciation et utiliser un voc + générique (reconnais-tu le merle qui siffle ? est ce la chouette qui hulule ? Il sera nécessaire d’adapter avec des propositions du types : Entends tu l’oiseau ? Est ce que c’est le vent ou les feuilles qui craquent ?

 Il y a un point qui me semble intéressant à mettre en avant avec les élèves, c’est que « ce qui s’entend ne se voit pas »
 c’est une qualité importante qui permet d’évoquer / de conceptualiser à des degrés différents : je vois le merle / j’entends son sifflement
J’entends le vent / je ne le vois pas mais je le sens
L’eau éclabousse ??
Les vagues font des rouleaux ??
Les feuilles mortes craquent
La soupe mitonne
 l’occasion se présente de développer des albums pluri sensoriel en accentuant les limites de chacun des 5 sens (ouïe vue odorat toucher goût)
 dont la fugacité des odeurs
 À l’écoute du CD, les enfants seront confrontés à des difficultés pour lesquelles on peut anticiper l’étayage nécessaire
Je vous donne là quelques exemples

Cf. Pour le goûter, la tortue et le dauphin ont préparé une soupe de plancton et sont très émus à l’idée de retrouver leurs amis du bord de mer.

Si les enfants parlent de la soupe

Niveau 1 qui a préparé ?
Niveau 2 une soupe à quoi ?
Niveau 3 avec qui mangeront-ils ?

Pour le gouter
Niveau 1 Qu’ont-ils préparé ?
Niveau 2 avec qui vont-ils gouter ?
Niveau 3 comment se sentent-ils ?
Pour les amis
1 : qui sont leurs amis ? 2 : que vont-ils faire ensemble ? 3 : d’où viennet leurs amis ?

Les explications de texte peuvent se faire par exemple : le crabe qui a attrapé un coup de soleil ….(humour est toujours difficile d’accès aux élèves qui n’ont pas une grande maîtrise de la langue°

On peut envisager aussi d’aller

- Jusqu’à la construction d’une rampe tactile et/ou sonore ou de paysages sonores et / ou odorants …

 Jusqu’à sonoriser un album, une « grande histoire »

L’exploration des sens participe largement à la fabrication de l’image mentale mais il est nécessaire pour ce faire que l’élève ne « saute » pas les étapes préalables (observation, découverte, manipulation )


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